Jeudi 9 avril 2009
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Il semble que oui si on en croit un article récent de Leila
Belghiti paru sur saphirnews.com :
"Malgré la crise économique mondiale, les Emirats-Arabes-Unis affichent un plein d'optimisme. Protégés par le pétrole, ils semblent à l'abri de la récession. Selon le directeur de la Banque
Centrale de Dubai - l' émirat le plus touché - il s'agit d' « un très fort ralentissement de l'économie ». Les effets s'en ressentent dans le secteur de
l'immobilier et du tourisme, où pour la première fois l'offre dépasse la demande. "Les entrepreneurs du secteur privé étaient les gros joueurs en 2008 mais ils
sont en train de perdre cette place en raison de la crise financière. Il revient maintenant aux gouvernements de stimuler le secteur par des dépenses" , estime Fatima Obaid al-Jaber, une
dirigeante du groupe Al-Jaber d'Abou Dhabi actif dans le BTP, le tourisme et le transport. Annulations de permis de résidence, licenciements, tourisme en baisse sont devenus le quotidien de
Dubaï. Du jamais vu dans cet émirat habitué à une croissance effrénée à deux chiffres.
Rassurer les investisseurs.
En France, pourtant, très nombreux sont encore ceux qui souhaitent s'y installer. Ces dernières
années ont vu un engouement sans précédent pour les pays du Golfe : malgré la crise, les promoteurs immobiliers font tout pour rassurer et maintenir le marché de l'immobilier. Selon l'émir de
Dubaï, cette crise a surtout « des effets psychologiques », « nous disposons de liquidités, il faut juste rassurer
les investisseurs ». Pour Jean Pierre Sedaghat, Manager de la société Premium Advisory, spécialisée dans l'investissement immobilier à Dubaï, la crise doit être considérée comme une
opportunité pour les investisseurs disposant de liquidités : « En s’emparant des offres attrayantes ou en acquérant des biens dont la valeur a été diminuée,
l’investisseur tire profit de la situation économique actuelle. » et de rappeler « le patrimoine immobilier reste la formule d'investissement la plus
sûre en période de crise ». Toujours est-il que près de 3000 voitures ont été retrouvées abandonnées dans les parkings d'aéroports, par des expatriés qui n'ont pas pu rembourser leur
crédit.
La clientèle musulmane reste toujours intéressée.
En 2008, la France et les Emirats Arabes Unis ont signé une convention fiscale. Concrètement, ce
document protège fiscalement les résidents français expatriés (près de dix mille) et les sociétés françaises implantés dans ce pays du Golfe. Les Emirats Arabes Unis ne pratiquent pas l’impôt sur
le revenu et les taxes sur les sociétés sont limitées aux secteurs bancaires et pétroliers.
Une occasion saisie par les promoteurs immobiliers, qui offrent à leurs clients des possibilités d'achat étalonné sur plusieurs années et ... sans intérêts. Une opportunité pour les français de
confession musulmane, soucieux d'apporter de l'éthique à leur placements. La destination la plus prisée ? « Sharjah » nous répond sans ambages une chargée de clientèle d'une agence immobilière
installée à Paris, « cet émirat plaît à notre clientèle, principalement musulmane, poursuit-elle, car elle allie stabilité économique et stabilité de la
pratique [confessionnelle, ndlr] » . Pour la plupart jeunes diplômés ou cadres, les Emirats leurs permettent d'évoluer et de gravir en échelons dans leur vie professionnelle. Ce qui n'est
pas toujours chose aisée en terre française, bien que les efforts se multiplient dans la lutte contre les discriminations.
Malgré cette fameuse tempête financière, les agences immobilières pratiquant une finance sans intérêts affichent un visage serein et s'arrachent la clientèle arabo-musulmane française. « La
concurrence est importante » nous confie le directeur de l'agence. « C'est pourquoi nous nous sommes lancés dans de nouveaux projets de grande envergure »
poursuit-t-il, « la concurrence fait avancer »."
Par Anonyme
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Publié dans : Pratique
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