Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 13:02
L'acquisition de locaux entraîne des questions financières, juridiques et fiscales.

Aspects financiers


Tout d'abord, il y a la question du financement dont le coût doit être supportable par la société ou le dirigeant. L'achat des murs professionnels évite les contraintes relatives au bail commercial et assure une meilleure stabilité de l'activité professionnelle. Par ailleurs, dès lors que l'achat est financé par un emprunt à taux fixe, il est possible déterminer avec précision le coût de l'investissement. En revanche, la location ne permet pas de connaître exactement le coût de la dépense dans la mesure où un loyer commercial peut augmenter dans des proportions très variables au fil des années. Mais louer les locaux permet une plus grande mobilité professionnelle.

Aspects juridiques

Ensuite, il faut choisir entre acheter directement, acheter par l'intermédiaire d'une société civile immobilière (SCI) avec inscription des murs à l'actif professionnel ou avec conservation des murs dans le patrimoine privé, acheter en crédit-bail immobilier...

L'acquisition des murs de l'entreprise peut être effectuée par l'entreprise elle-même. Dans ce cas, les murs sont inscrits à l'actif professionnel, augmentant la valeur totale de l'entreprise et donne une meilleure image aux banques en cas d'emprunt. Toutefois, l'acquisition suppose un financement et donc le plus souvent un emprunt, dont le coût doit être supportable par l'entreprise. C'est pourquoi, la plupart du temps, une entreprise ne se lance pas dans l'acquisition des murs dès le début de son activité, les ressources étant consacrées à des investissements plus productifs. De même, il n'est pas certain qu'il soit toujours intéressant pour une entreprise d'acheter les murs quelques années seulement avant sa cession. Le coût de l'immobilier peut être un frein pour un repreneur, sauf dans le cas où l'activité repose sur cet immobilier, comme l'exploitation d'un hôtel ou d'une maison de retraite. Lorsqu'un immeuble est inscrit à l'actif du bilan de l'entreprise, l'investissement est beaucoup plus lourd pour le repreneur, ce qui peut poser un problème de rentabilité de l'opération de reprise.

Lorsque l'acquisition est faite par le dirigeant dans le but de louer les murs à l'entreprise, il s'agit d'une opération patrimoniale qui permet de capitaliser un actif et de se constituer un patrimoine immobilier, qui pourra être utile en cas de difficultés financières ou au moment de la retraite. Détenir des murs professionnels peut faciliter la succession du dirigeant et le partage de ses actifs professionnels. Le chef d'entreprise pourra céder l'activité et conserver les murs pour lui-même, ou les louer à son successeur ou encore en faire donation à un enfant.

Aspects fiscaux

L'achat de locaux neufs ou anciens emporte des différences en ce qui concerne les droits de mutation. Ainsi, le régime de la TVA immobilière pour les locaux neufs ou des droits d'enregistrement pour les locaux anciens.
La fiscalité des murs professionnels entraîne des conséquences différentes selon que l'on est propriétaire ou locataire des locaux.

Pour les petites entreprises soumises à l'impôt sur le revenu, les dirigeants peuvent acheter les murs soit à titre privé en louant ensuite les murs à l'entreprise, soit à titre professionnel en inscrivant ces murs à l'actif professionnel. Les loyers de locaux loués à un bailleur extérieur sont intégralement déductibles du bénéfice, sous réserve que ces locaux soient affectés à la profession. Si les locaux loués sont à usage d'habitation et professionnel, seule la part du loyer correspondant à l'usage professionnel, bien entendu, est déductible.

En cas d'acquisition de locaux affectés à l'actif professionnel, l'entreprise peut déduire, outre les frais d'acquisition, les amortissements et les intérêts d'emprunt, les frais d'assurance, les dépenses de réparation et d'entretien. En cas d'acquisition de locaux affectés au patrimoine personnel du chef d'entreprise, celle-ci est faite à titre privé. En louant les murs à l'entreprise, le chef d'entreprise perçoit des revenus complémentaires qui sont imposables en revenus fonciers et les loyers versés par l'entreprise sont déductibles du bénéfice imposable.


Sii l'inscription des murs à l'actif professionnel permet de déduire des bénéfices les amortissements et les frais d'acquisition, elle soumet la vente ultérieure des murs au régime des plus-values professionnelles. La conservation des murs dans le patrimoine personnel prive au contraire le chef d'entreprise de la déduction des intérêts d'emprunt mais permet de bénéficier, lors de la vente, du régime des plus-values des particuliers. Les différences entre ces deux régimes se sont réduites puisque les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu peuvent bénéficier d'une exonération totale de leurs plus-values immobilières après quinze ans. Sii les locaux sont à usage professionnel et d'habitation, seule la partie affectée à l'exercice peut donner lieu à déduction des amortissements et faire l'objet d'une imposition de la plus-value professionnelle.

Par Maître Pierre Masquart - Publié dans : Pratique
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 12:04
Une plus-value immobilière est déterminée par la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition. Celui-ci sera majoré de toutes les dépenses justifiées, liées à des travaux réalisés par une entreprise. A défaut de justificatifs, pour un bien cédé plus de 5 ans après l’acquisition, le cédant peut fixer une majoration à hauteur de 15% du prix d’acquisition.


Taux d’imposition et conditions d’exonération


Depuis la loi de finance 2004, les plus-values immobilières sont soumises à un prélèvement forfaitaire exigible dès la cession. Le taux d'imposition et les cas d'exonération diffèrent selon la résidence fiscale du propriétaire de l'immeuble au moment de la cession.


Statut 

Taux d’imposition

Résident français 16% + Prélèvement sociaux de 11%.
Résident d’un autre Etat
membre de l’UE 1
membre de l’UE 16% (art 244 bis A du CGI)
Non résident d’un Etat membre de l’UE  33%1/3 (art 244 bis A du CGI) sous réserve des conventions internationales



Exonération en cas de résidence fiscale en France


- Exonération fondée sur la durée de détention (10% par an à partir de la 6ème année, soit 100% dès 15 ans de détention),
- Cession de la résidence principale,
- Expropriation pour cause d’utilité publique,
- Opérations de démembrement,
- Titulaires d’une pension de vieillesse ou de la carte d’invalidité,
- Cession d’un immeuble de moins de 15.000 €.


Exonération en cas de non résidence fiscale en France


- Exonération fondée sur la durée de détention (10% par an à partir de la 6ème année, soit 100% dès 15 ans de détention),
- Si le bien a moins de 15 ans, il sera possible d’être exonéré à condition de remplir les conditions suivantes :

• Avoir été fiscalement domicilié en France pendant 2 ans continus à un moment quelconque avant la cession.
• Avoir la libre disposition du bien depuis le 1er janvier antérieur à la cession (donc pas de bien loué)
• La vente doit constituer la première cession du non-résident depuis le 01/01/2004. Si c’est une deuxième cession, il faut qu’elle intervienne 5 ans après la première et que le non-résident n’ait pas d’autre propriété en France au moment de cette cession.

Par Maître Pierre Masquart - Publié dans : Plus-values immobilières
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 01:38
Le dernier baromètre de la Fnaim vient de révéler que les prix de l’immobilier ancien ont reculé de 3,1 % en 2008. Cette tendance devrait se poursuivre pendant au moins trois ans et le marché devrait se stabiliser courant 2012.

Pendant cette période, les prix devraient enregistrer une correction totale de l’ordre de 15 à 25 % en moyenne nationale par rapport aux pics de la fin de 2007. Au plan pratique, cela ne signifie pas qu'il faut attendre, mais qu'il faut négocier pour acheter aux meilleurs conditions.

Par ailleurs, la baisse des prix à Paris se confirme : 0,12 % en décembre 2008. Le prix moyen du m2 s'établit à 6.478 euros, en recul de 4,4% par rapport au plus haut atteint en juin 2008. Sur le dernier trimestre de l’année 2008, la baisse s’établit à 1,74%. Pour l’ensemble de l’année 2008, le baromètre montre une baisse des prix parisiens légèrement supérieure de 2,06%. 


Ce chiffre cache une évolution en deux temps : les prix ont d’abord progressé de 2,4% du 1er janvier 2008 au 30 juin 2008 atteignant un plus haut à mi-année de 6.777 euros du m2, pour céder 4,4% du 1er juillet au 31 décembre 2008 et terminer l’année à 6.478 euros du m2.


L’évolution des prix en 2008 s’est faite de manière contrastée en fonction des arrondissements de la capitale. 


En effet, du 1er janvier au 31 décembre 2008, les prix dans quatre arrondissements ont encore connu des progressions positives, emmenées par le 7ème arrondissement où les prix ont augmenté de 2,9%, suivi du 4ème arrondissement (+1,8%), du 6ème arrondissement (+1,7%) et du 11ème  arrondissement (+0,6%).  Les prix moyens du 8ème arrondissement sont restés stables sur l’ensemble de 2008. Tous les autres arrondissements ont vu leurs prix au m2 céder du terrain l’an passé.  Les chutes les plus importantes ont eu lieu dans le 12ème arrondissement (-5,9%) et dans le 20ème arrondissement (-5,6%).


Par Maître Pierre Masquart - Publié dans : prix de l'immobilier
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 01:01


Depuis le 1er janvier 2009, vous pouvez bénéficier d'un crédit d'impôt pour les frais engagés pour faire établir un Diagnostic de Performance Energétique si ce diagnostic n'est pas réalisé dans le cadre d'une démarche obligatoire.

L'établissement du D.P.E. est obligatoire en France depuis le 1er novembre 2006 pour toutes les ventes de biens immobiliers, et depuis le 1er juillet 2007 pour toute signature d'un contrat de location. Ce diagnostic concerne aussi les bâtiments administratifs, puisque depuis le 2 janvier 2008, il doit être affiché dans le hall d'accueil de certains bâtiments publics.


Le crédit d'impôt est fixé à 50% des dépenses engagées, ce qui est très intéressant.


Le Diagnostic de Performance Energétique permet de connaître les caractéristiques de l'habitation en termes d'isolation et de performance thermique, pour décider des travaux éventuels à programmer. Le document qui est remis précise le coût annuel des dépenses énergétiques et envisagent les voies d'amélioration possibles.

Par Maître Pierre Masquart - Publié dans : Eco-immobilier
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 20:19

Les personnes physiques domiciliées hors de France ne sont imposables qu’à raison de leurs biens situés en France (biens meubles corporels ayant une assiette matérielle en France, immeubles ou droits réels immobiliers possédés directement ou indirectement en France, créances sur un débiteur établi en France…).

Cependant, les conventions internationales relatives à l’élimination des risques de double imposition peuvent prévoir un partage entre les Etats du droit d’imposer.

Par ailleurs, les placements financiers des non-résidents sont expressément exonérés. Il s’agit de l’ensemble des placements effectués en France et des revenus de toute nature qui relèvent de la catégorie des revenus de capitaux mobiliers : obligations, actions ou droits sociaux - à l’exception des titres de participation et des parts ou actions de sociétés à prépondérance immobilière -, dépôts à vue ou à terme, comptes courants d’associés, contrats d’assurance-vie ou de capitalisation souscrits auprès de compagnies d’assurance française…

Par Maître Pierre Masquart - Publié dans : Non-résidents
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 23:29


















La loi de finances rectificative pour 2008 a mis en place un nouveau dispositif appelé "Scellier".

Il s'agit d'un régime d'incitation fiscale pour l'investissement des particuliers dans les logements neufs ou restructurés. Il s'applique également à la pierre en parts.

Cette réduction d'impôt à l'investissement locatif concerne les placements immobiliers réalisés en direct ou par le biais des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier). elle porte désormais le nom de dispositif "Scellier".

Elle se distingue du dispositif "Robien".

Pour tout placement réalisé en direct, c'est-à-dire en achetant un logement neuf ou restructuré en 2009 ou en 2010, l'investisseur a le choix entre obtenir une réduction d'impôt sur le revenu de 25% du prix de vente, étalée sur neuf ans, ou pratiquer un amortissement dans le cadre du dispositif Robien.

Pour toute souscription de parts de SCPI Scellier, cette alternative n'existe pas. L'associé de la SCPI aura droit systématiquement à une réduction d'impôt sur le revenu de 25% de la souscription.

Comme dans l'achat en direct, la réduction d'impôt de 25% s'étale sur 9 ans, à raison de 1/9 par an. Au terme, l'associé peut opter pour deux périodes triennales supplémentaires à 2% l'an. D'où une réduction d'impôt maximale de 37% sur 15 ans.

Quelle que soit la date de souscription, la fixation du point de départ du calcul de l'avantage fiscal est au 1er janvier de l'année de souscription.

La base de calcul de cette nouvelle réduction d'impôt, investissement direct comme SCPI, est plafonnée à 300.000 euros de souscription de parts par année d'imposition et par contribuable. Mais à la différence du placement en direct, les SCPI procurent une certaine souplesse d'investissement car le ticket d'entrée est plus faible. En effet quelques milliers d'euros suffisent pour souscrire des parts de SCPI.

Les banques lanceront de nouvelles SCPI fiscales répondant aux caractéristiques du dispositif Scellier. Mais comme l'avantage fiscal n'est pas accordé au prorata temporis, les particuliers ont tout le temps pour souscrire. A condition bien sûr, de le faire avant le 31 décembre de cette année, s'ils souhaitent alléger leur impôt au titre des revenus 2009 à déclarer en 2010.

Qu'elles soient fiscales ou non, les SCPI bien choisies permettent de mutualiser les risques du fait de la dispersion de l'actif de la société sur de nombreuses habitations et sur l'ensemble du territoire national. Pilotées par des sociétés de gestion, elles effectuent des investissements conformes aux conditions réelles de marché et dans des zones géographiques où la demande locative se révèle élevée et pérenne.

Par Maître Pierre Masquart - Publié dans : Loi Scellier
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 09:59

Les prix de l'immobilier en Chine pourraient subir une baisse importante cette année, alors que les incertitudes économiques sont en train de s'accumuler et des logements à des prix plus abordables vont entrer sur le marché, ont annoncé les experts.

Beijing prévoit de construire 28,3 millions de mètres carrés de bâtiments résidentiels cette année, et 43% de ces habitations seront des logements à prix modérés. La ville de Shanghai, elle aussi, a un projet similaire avec des logements à prix abordables représentant 45% de nouveaux logements construits cette année.

Qi Ji, vice-ministre du logement et de la construction urbaine et rurale, a déclaré que le gouvernement allait dépenser 900 milliards de yuans sur la construction de logements à prix abordables au cours de 3 prochaines années.

"L'entrée d'un si grand nombre de logements subventionnés par le gouvernement fera certainement glisser vers le bas les prix de l'immobilier et renforcera la prudence des acheteurs", a annoncé Huang Yu, vice-président de China Index Academy, institut de recherche sur la propriété immobilière.

La détérioration des perspectives économiques, associée à l'augmentation des risques des pertes des emplois et des réductions des salaires font également réfléchir les acheteurs potentiels deux fois avant d'acheter de nouvelles maisons.

Ma Jun, économiste en chef de la Deutsche Bank a déclaré que la tendance du marché immobilier suit habituellement l'ensemble de l'économie.

"Il y a encore de la marge pour que les prix de l'immobilier en Chine puissent baisser cette année", a dit M.Ma.

Cependant, M.Huang estime que les volumes de transactions de propriété immobilière vont remonter cette année, surtout que les prix s'ajustent à des niveaux plus raisonnables. "Les acheteurs du deuxième logement vont jouer un rôle important cette année dans le marché de l'immobilier car des mesures réduisant les coûts des transactions risquent d'entrer en vigueur", a-t-il dit.

Les experts partagent l'avis que le gouvernement doit introduire des mesures comme la permission aux acheteurs de déduire leurs achats des habitations de leurs impôts sur le revenu pour relancer le marché immobilier. Mais les fonctionnaires du Ministère des finances estiment toutefois que de nouvelles incitations fiscales sont peu probables dans l'immédiat. Wang Xiaohua, directeur adjoint du Département fiscal du Ministère des finances, a dit que le gouvernement examinera l'efficacité des mesures prises l'année dernière avant de prendre toute autre mesure.

Par Maître Pierre Masquart - Publié dans : Chine
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 21:48

En application du dispositif initié par la loi « TEPA » du 21 août 2007 et généralisé par la loi de finances pour 2008, le tarif en matière de droits de mutation à titre gratuit fait l'objet d'une indexation annuelle au 1er janvier de chaque année.


Les abattements personnels et limites de chaque tranche des tarifs progressifs sont rehaussés dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu et arrondis à l'euro le plus proche.


Cette dernière tranche est fixée de 5 687 à 5 852 € par la loi de finances pour 2009, soit une revalorisation de 2,90 %.

Les tableaux qui suivent fournissent le nouveau tarif applicable déterminé sur la base du taux de revalorisation appliqué à la première tranche de l'impôt sur le revenu.


Par ailleurs, outre l'actualisation automatique, deux modifications du tarif sont à relever :


– L'article 45 de loi de finances rectificative pour 2008 rehausse de 76 000 à 100 000 € la limite au-delà de laquelle l'exonération dont bénéficient les transmissions à titre gratuit de parts de GFA ou de biens ruraux loués par bail à long terme ou cessibles en dehors du cadre familial est ramenée de 75 à 50 %.


Ce même article étend à ce plafond le bénéfice de l'actualisation annuelle automatique. À défaut de précision fournie par le texte, ce rehaussement s'applique aux donations consenties et décès survenus depuis le 1er janvier 2009.


– L'article 82 de la loi de finances pour 2009 contient une disposition insérée par voie d'amendement permettant aux neveux et nièces (ou autres descendants des frères et soeurs du défunt) représentant un frère ou une soeur de bénéficier du tarif entre frère et soeurs de 35 % jusqu'à 23 975 € et 45 % au-delà.


Il est prévu dorénavant l'application du taux de 35 % puis 45 % entre frères et soeurs « vivants ou représentés ». Ce nouveau tarif concerne aussi bien les successions que les donations. Il s'applique aux donations consenties à et successions ouvertes à compter du 1er janvier 2009.


I. Abattements personnels

A. - Abattements communs aux droits de donation et de succession (CGI, art. 779) en faveurs des ascendants, enfants vivant ou représentés, frères et soeurs, neveux et nièces, donataires ou successeurs frappés d'un handicap
Bénéficiaire Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008 À compter du 1er janvier 2009
Ascendant, enfant vivant ou représenté (CGI, art. 779-I) 151 950 € 156 357 €
Héritier, donataire ou légataire frappé d'un handicap (CGI, art. 779-II) 151 950 € 156 357 €
Frères et soeurs vivant ou représenté (CGI, art. 779-IV) 15 195 € 15 636 €
Neveux et nièces (CGI, art. 779-V) 7 598 € 7 818 €

B. - Abattements applicables uniquement aux droits de mutation par décès ou entre vifs
Bénéficiaire Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008 À compter du 1er janvier 2009
Héritier ou légataire ne bénéficiant d'aucun autre abattement (CGI, art. 788-IV) 1520 € 1564 €
Petit-enfant donataire (CGI, art. 790 B) 30 390 € 31 271 €
Arrière-petit-enfant donataire (CGI, art. 790 D) 5 065 € 5 212 €
Époux ou partenaire donataire (CGI, art. 790 E et F) 76 988 € 79 221 €

C. - Plafond des dons familiaux exonérés (CGI, art. 790 G)
À compter du 1er janvier 2009 31 271 €
Jusqu'au 31 décembre 2008 30 390 €

D. - Limite au-delà de laquelle l'exonération dont bénéficient les transmissions gratuites de biens ruraux loués par bail à long terme ou cessible en dehors du cade familial et les parts de GFA est ramenée de 75 % à 50 % (CGI, art. 793 bis)
À compter du 1er janvier 2009 100 000 €
Jusqu'au 31 décembre 2008 76 000 €

II. Taux de l'impôt

A. - Transmissions en ligne directe
À compter du 1er janvier 2009
Fraction de part la nette taxable Tarif applicable
N'excédant pas 7 922 € 5 %
Comprise entre 7 922 € et 11 883 € 10 %
Comprise entre 11 883 € et 15 636 € 15 %
Comprise entre 15 636 € et 542 036 € 20 %
Comprise entre 542 036 € et 886 020 € 30 %
Comprise entre 886 020 € et 1 772 041 € 35 %
Au delà de 1 772 041 € 40 %
Jusqu'au 31 décembre 2008
Fraction de part la nette taxable Tarif applicable
N'excédant pas 7 699 € 5 %
Comprise entre 7 699 € et 11 548 € 10 %
Comprise entre 11 548 € et 15 195 € 15 %
Comprise entre 15 195 € et 526 670 € 20 %
Comprise entre 526 670 € et 861 050 € 30 %
Comprise entre 861 050 € et 1 772 100 € 35 %
Au delà de 1 722 100 € 40 %

B. - Donations entre époux ou partenaires liés par un PACS
A compter du 1er janvier 2009
Fraction de part la nette taxable Tarif applicable
N'excédant pas 7 922 € 5 %
Comprise entre 7 922 € et 15 636 € 10 %
Comprise entre 15 636 € et 31 271 € 15 %
Comprise entre 31 271 € et 542 036 € 20 %
Comprise entre 542 036 € et 886 020 € 30 %
Comprise entre 886 020 € et 1 772 041 € 35 %
Au delà de 1 772 041 € 40 %
Jusqu'au 31 décembre 2008
Fraction de part la nette taxable Tarif applicable
N'excédant pas 7 699 € 5 %
Comprise entre 7 699 € et 15 195 € 10 %
Comprise entre 15 195 € et 30 390 € 15 %
Comprise entre 30 390 € et 526 760 € 20 %
Comprise entre 526 760 € et 861 050 € 30 %
Comprise entre 861 050 € et 1 722 100 € 35 %
Au delà de 1 722 100 € 40 %

C. - Transmissions entre frères et soeurs vivants ou représentés
A compter du 1er janvier 2009
Fraction de part la nette taxable Tarif applicable
N'excédant pas 23 975 € 35 %
Supérieure à 23 975 € 45 %
Avant le 1er janvier 2009
Fraction de part la nette taxable Tarif applicable
N'excédant pas 23 299 € 35 %
Supérieure à 23 299 € 45 %


NB : Avant le 1er janvier 2009, le taux de l'impôt applicable aux neveux et nièces et autres descendants de frères et soeurs du défunt était fixé directement en fonction du degré de parenté, sans tenir compte de la représentation, même lorsque cette dernière jouait dans le cadre de la dévolution successorale Jusqu'au 31 décembre 2008.


III. Principaux montant inchangés


• Abattements pratiqués sommes taxables lors du dénouement d'un contrat d'assurance-vie au décès de l'assuré :

  • —   CGI, art. 757 B : 30 500 € ;
  • — 
    CGI, art. 900-I : 152 500 €.

 

• Plafond au-delà duquel certains pactes tontiniers sont passibles des droits de succession  : 76 000 €.

• Plafond de l'exonération des dons familiaux « PME » : 30 000 €.

• Réductions de droits :

  • — 
    pour charge de famille : plafond de la réduction : 305 € par enfant à partir du troisième ; 610 € pour les transmissions en ligne directe ou les donations entre époux ou partenaires liées par un PACS
  • — 
    en faveur des mutilés de guerre : plafond de la réduction de 50 % : 305 €.

 

Par Me Pierre Masquart - Publié dans : droits de mutation à titre gratuit
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